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Initiative Tibi de quoi parle-t-on ?

par Paul Metraux
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Initiative Tibi. Investissements dans l'écosystème numérique

Tibi 1, Tibi 2 … Non, ce n’est pas une variante du cèlèbre Sloubi (Sloubi 1, Sloubi 2… Sloubi 325),  jeu subtil du Pays de Galles popularisé par Perceval dans Kameloot. Plus prosaïquement, il s’agit d’une initiative lancée par l’Etat pour accroître la capacité de financement des entreprises technologiques en mobilisant l’épargne des investisseurs institutionnels (en français : les assureurs, mutuelles, caisses de retraites de type Agirc Arrco, fonds de dotation…). Alors, Initiative Tibi, de quoi parle-t-on vraiment ?

Pourquoi ce nom Tibi ?

Une fois n’est pas coutume, un plan gouvernemental ne porte pas le nom du ministre mais celui de son concepteur. En l’occurrence Philippe Tibi, Président du comité exécutif et des comités techniques du projet « Financement Scale-UP » au Ministère des de l’Economie et des Finances. C’est assez rare pour être signalé. En général les ministres adorent associer leur nom à un Plan, même s’ils n’en sont que le porte-parole provisoire. Et parfois très provisoire.

Tibi 1

Lancée en 2019, l’initiative Tibi a permis de mobiliser 6 millards d’euros entre 2020 et 2022. Elle a permis un co-investissement près de 30 milliards d’euros dans l’ecosystème numérique. La France s’affiche désormais comme le pionnier du financement des nouvelles technologies dans l’Union Européenne. Rappelons que la French Tech, dans un climat assez morose, a quand même levé 13 millards d’euros en 2022.

Tibi 2

Pour amplifier l’effort, et dans le contexte d’un besoin de financement massif des transitions écologique, numérique et industrielle, une nouvelle phase de mobilisation de fonds est engagée. Annoncée par Emmanuel Macron dans le cadre du Forum Vivatech, Tibi 2 va chercher 7 milliards d’euros supplémentaires chez les investisseurs institutionnels. Le Président de la république veut encore plus et reproche aux investisseurs une certaine frilosité. Selon lui, il faut investir massivement et plus rapidement dans un contexte mondial fortement concurrentiel.

Et l’IA ?

Le Président de la République a profité de Vivatech pour présenter un plan de financement visant à doubler le nombre de formations dans le domaine de l’IA. Emmanuel Macron veut ainsi développer des pôles d’excellence et « créer des champions » avec un fonds d’amorçage de 500 millions d’euros. Là encore, le bouillant Président Français considère que ça ne va pas assez vite.

A suivre…

Le discours sur la « création de champions » français ou européens n’est pas nouveau. Jusqu’à maintenant cela a surtout favorisé l’exportation des talents vers les USA. Les mythologies ont la vie dure. Les plus anciens se souviennent des ambitions de créer « un Google Français ». On a eu Qwant… le Président de la République veut des concurrents à ChatGPT ou Bard. Certes… mais ce n’est peut-être pas qu’une question de mobilisation de fonds et de discours volontaristes.

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