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iMessage sur Android : ce ne sera pas pour tout de suite

par Ludovic Brochard
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Contre toute attente, Apple a récemment avancé une affirmation étonnante. Selon le Financial Times, iMessage compterait moins de 45 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans l’Union Européenne. Cette déclaration s’inscrit dans le contexte de la nouvelle législation sur les marchés numériques de l’UE, qui vise à identifier et réglementer certaines plateformes en tant que « gardiens » du marché numérique. Traduction, on ne devrait pas voir iMessage de sitôt sur Android…

La position d’Apple : contourner le statut de « gardien » (gatekeeper)

Selon les informations rapportées par le Financial Times, Apple se serait opposé à la désignation d’iMessage en tant que plateforme de contrôle d’accès. La raison ? iMessage n’atteindrait pas le seuil des 45 millions d’utilisateurs actifs mensuels au sein de l’UE, critère nécessaire pour une telle désignation. Pour mémoire, une plateforme pour être qualifiée de contrôle d’accès doit aussi disposer d’un chiffre d’affaires annuel dépassant 7,5 milliards d’euros et d’une capitalisation boursière de plus de 75 milliards d’euros.

La déclaration d’Apple, compte tenu de sa part de marché en Europe, a de quoi surprendre. Avec un tiers du marché européen des smartphones sous iOS, il est difficile d’imaginer qu’iMessage ne soit pas plus largement utilisé. En 2021, la GSMA révélait qu’environ 474 millions d’Européens étaient abonnés à des forfaits mobiles. Alors, où se situe réellement iMessage dans ce paysage, surtout en tenant compte de la popularité de concurrents comme WhatsApp ?

Les conséquences de cette déclaration

Si Apple parvient à échapper à la désignation de « gardien » ou gatekeeper pour iMessage en Europe, il pourrait s’ensuivre des conséquences importantes pour le marché américain. Aux États-Unis, iMessage est incontestablement une force dominante, en grande partie grâce à son intégration exclusive avec les iPhone.

Le débat entourant iMessage n’est qu’une partie d’une discussion plus vaste au sein de l’UE. Le Financial Times a également fait état de discussions concernant l’inclusion de Bing, le moteur de recherche de Microsoft, sur la liste des plateformes de contrôle d’accès. La liste finale, très attendue, devrait être rendue publique le 6 septembre.

iMessage sur Android : est ce que ce sera possible ?

Pour les utilisateurs d’Android désireux de recevoir des iMessage, la route n’est donc pas simple. Apple n’a pas créé d’application iMessage pour Android, et bien qu’il existe des solutions de contournement tierces, elles peuvent poser des problèmes de sécurité et ne sont généralement pas recommandées.

Cette résistance d’Apple à ouvrir iMessage à d’autres plateformes rend cette possibilité encore plus improbable à court terme.

Conclusion

La récente déclaration d’Apple sur le nombre d’utilisateurs actifs d’iMessage en Europe a soulevé de nombreuses questions et suscité des débats. Alors que l’UE cherche à équilibrer le paysage technologique et à offrir une concurrence équitable, les géants comme Apple continuent de jouer leurs cartes avec précaution. Rien d’étonnant hélas…

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