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Les pépites de la Death Tech

par Paul Metraux
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Death Tech - les start-ups de l'industrie funéraire.

La mort est une douleur, une tragédie, un soulagement parfois. C’est aussi un marché. Et à ce titre, la technologie s’y intéresse. Après la Food Tech, l’Agri Tech, la Fin Tech, la Health Tech et bien d’autres voici… la Death Tech.  De jeunes start-ups veulent ainsi réinventer l’industrie funéraire. Elles visent à faciliter les démarches, offrir un espace de commémoration, gérer l’héritage numérique, donner une seconde vie aux monuments funéraires… Parmi les pépites de la Death Tech, en voici quelques unes qui proposent une nouvelle approche de cette étape complexe. Surtout pour ceux qui restent…

Life! l’anti-paperasserie

La mort est souvent accompagnée de paperasserie et de formalités stressantes pour les familles endeuillées. C’est là que Life! intervient. Anciennement connue sous le nom de Requiem Code, cette start-up rennaise a pris un nouveau départ après son passage dans l’émission « Qui veut être mon associé » de M6. Life! propose une plateforme de gestion et de planification des obsèques. Elle permet non seulement de choisir ses prestataires funéraires en quelques étapes, mais aussi de créer une page commémorative en ligne. Elle offre aussi  la possibilité de lancer une cagnotte pour aider à couvrir les frais funéraires.

Happy End, le média digital du funéraire

Sarah Dumont, fondatrice de Happy End, a créé ce média après le décès de son père. L’expérience d’organiser une cérémonie en musique dans une salle de concert et d’enrichir le rituel de textes personnels l’a inspirée pour aider les autres à s’affranchir des codes traditionnels funéraires. Happy End est devenu un média de référence avec 350 000 visiteurs par mois. Et près de 600 articles, guides pratiques et témoignages.

Le site propose un service nommé « J’anticipe mon départ », qui aide à rédiger ses dernières volontés et soulage les proches de choix difficiles. Happy End organise également des rencontres conviviales : Apéros de la Mort, Petites veuvries, Orphelinades… Elles sont ouvertes à tous pour discuter de la fin de vie, de la mort et du deuil. Ces événements sont animés par des coachs, des thérapeutes, des associations et des bénévoles, pour libérer la parole.

Repos Digital gère l’héritage numérique des disparus

La gestion de la vie numérique après la mort n’est pas le moindre défi. Repos Digital propose une solution pour les familles endeuillées. Leur algorithme identifie les comptes sur les 50 sites internet les plus populaires. Il entreprend la fermeture de chaque compte en respectant strictement les protocoles et la confidentialité liés à la vie privée du défunt. Leur forfait comprend également la récupération d’actifs numériques et d’argent en ligne.

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Alanna, la commémoration digitale

Marie Salmon, fondatrice d’Alanna, a créé cette plateforme de commémoration digitale après avoir perdu plusieurs proches pendant le COVID. Elle a souffert de ne pas pouvoir assister à leurs enterrements. Alanna offre aux familles un canal privé pour prévenir les proches de l’organisation des obsèques et partager des souvenirs (textes, photos, vidéos). La start-up propose également une gamme de ressources liées aux funérailles : modèles d’avis de décès, de messages de condoléances, annuaire des professionnels du funéraire, soutien psychologique et suivi des tâches administratives.

Testamento pour anticiper la suite

Testamento, fondée par des notaires et des avocats, se spécialise dans la prévoyance en simplifiant la sécurisation des volontés et du patrimoine. La plateforme offre un Kit Succession et un Testament Express pour aider à rédiger un testament, une inscription en ligne au fichier central des notaires (FCDDV) et des conseils sur la succession. Testamento est labellisée Finance Innovation et compte parmi ses clients des grands comptes comme Allianz, La Banque Postale, Generali et le groupe Macif.

Memorio offre une seconde vie aux pierres tombales

Memorio, première plateforme dédiée à la revente de monuments et objets funéraires, révolutionne la manière de traiter les monuments funéraires en fin de concession. La vente de ces monuments par les municipalités peut varier d’une commune à l’autre. Cela entraîne souvent le stockage ou… la destruction. Memorio apporte une proposition de normalisation et de régulation de ce marché.

L’entreprise propose des prix à partir de 2 000 euros, bien plus accessibles que les 5 000 à 10 000 euros habituelks pour un monument funéraire neuf. De plus, Memorio inclut le transport à prix négocié. Elle offre une personnalisation via un réseau de marbriers partenaires. L’idée est de donner une seconde vie aux monuments en fin de concession tout en proposant aux particuliers la possibilité d’acheter à un coût accessible.

Epilogue

Vous pouvez mourir tranquille. La Tech a tout prévu. Votre repos sera toujours éternel, mais grâce à ces pépites de la Death Tech, la vie de vos proches pourra être facilitée…

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